20 février 2017 ~ 0 Commentaire

50 nuances de bidule

Je suis donc allé voir 50 nuances de machin, le deuxième opus. Pas grand monde dans la salle, je pensais arriver au milieu d’une foule en délire de nanas n’attendant que ça : s’encanailler en regardant les scènes de cul parsemées dans le film. Oui il y en a mais alors faut pas s’attendre à du porno hard. C’est soft, si on le compare à « baise moi » de Virginie Despente c’est du pipi de chat.

 Donc la critique d’un point de vu esthétique, sans surprise Le film est une bouse. Les dialogues sont d’une platitude qui frise le foutage de gueule vis à vis du public. Les doublages français sont vraiment mais alors vraiment à chier, je me suis aperçu qu’en plus sur les 1h50 que dure le film il y a des répétitions niveau dialogues, je pense que les scénaristes ont fait avec le matériel dont ils disposaient, à savoir les livres. Et vu les bouquins tu ne peux pas transformer un étron en chef d’œuvre. Je les plains les pauvres, ce du être un calvaire pour eux à trouver des idées (inexistantes) et les porter à l’écran. Pour l’histoire c’est simple : Les situations sont plus banales les unes que les autres mais il y a une belle morale. Et c’est là qu’intervient le côté girly. C’est là où les nanas foncent tête baissée vers ce film car c’est l’amour de la nana qui sauve Christian de son côté malsain, typiquement féminin.

La fille, à force de persévérance apprivoise le sadique Christian. Et le rend tout gentil et tout mignon alors que son kiff de base c’est d’attacher les nanas, leur rentrer diverses objets de forme plus ou moins grosses dans le cul avec un bâillon dans la bouche et pendues à un crochet de boucher dans sa chambre rouge. Mais grâce au ciel Anastasia lui fait découvrir l’amour vanille, qu’il appelle ça, et lui explique gentiment que le missionnaire n’est pas une mauvaise chose en soi et que de se balader avec un objet enfoncé dans le vagin ou les fesses n’est pas forcément un gage d’amour. La suite du deuxième épisode en résumé donc : crash d’hélicoptère mais Christian en sort indemne et se pointe dès le demain chez lui sans une égratignure, retrouve sa belle, lui promet un amour éternel, la demande en mariage, lui offre la bague, avec feu d’artifice, la totale quoi. Mais il y a un troisième opus (trois livres pour rappel), déjà tourné à ce qu’on m’a dit. On nous laisse entrevoir ce qui va se passer dedans : la vieille qui l’a initié au SM va essayer de faire capoter son idylle avec la cruche, un ennemi va essayer aussi de lui bousiller sa seule raison de vivre, la cruche encore. Mais à la fin du 3, le couple surmonte tout ça et fonde un foyer heureux avec des enfants, un chien et jardin, piscine incluse.

Vous comprendrez bien que je n’irais pas voir le trois, ou seulement sous la contrainte avec un flingue sur la tempe ou si le futur gouvernement vote une loi qui oblige à voir des bouses. Mais dans ce cas je descendrais dans la rue, le pognon c’est une chose mais l’art est sacré, de même que la liberté.

Voilà pour ma critique et j’ai toute la légitimité pour dire que c’est une verrue purulente sur la beau visage du 7eme art qu’est le cinéma car je suis allé le voir, enfin j’ai pas perdu tout mon temps car durant les 1h50 infligées à ma rétine j’ai quand même gagné 3 parties de contrée et perdu 2 sur le tel.

Attention ce n’est pas que moi qui descend le film, les critiques sont unanimes : ce film n’a pas lieu d’être, il ne rentre même pas dans la catégorie des navets. 9% sur rotten tomatoes c’est une sacré claque, un navet fait en moyenne du 30% – 40% pour vous donner une idée.

 Sur ce bon courage pour celles et ceux qui vont aller le voir !

 Y

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